François 1er

Pour pérenniser le souvenir de l’entrevue de deux des plus puissants monarques de leur époque, au Camp du Drap d’Or, il n’y a guère qu’une modeste stèle dans le secteur où elle a eu lieu. La construction d’une effigie géante de François 1er et de Henri VIII pour présider à l’ouverture d’une galerie du tunnel sous la Manche déboucha sur l’idée de ressusciter ces deux rois sous la forme de géants. Guînes aurait le sien : Henri VIII d’Angleterre, et Ardres honorerait François 1er qui logea en ses murs pendant les trois semaines que dura la célèbre rencontre de 1520.

D’une taille de 4,80 m, François 1er nécessite deux porteurs.

Stéphane Deleurence, le sculpteur qui l’a construit, l’a reproduit d’après le célèbre tableau de Clouet, figurant au musée du Louvre et… dans tous les bons dictionnaires illustrés. Il porte une épée au côté gauche et tient à la main droite, un rouleau de parchemin, peut-être le traité qu’il aurait aimé signer avec Henri VIII. Ses vêtements de cour respectent la mode du temps. Il ne fut pas toujours facile de trouver des étoffes, du brocart et du velours, se rapprochant de la réalité historique, ni de confectionner des habits dans la tradition, surtout de cette dimension : le manteau de velours d’or a une hauteur de deux mètres, le tour de taille est de 2,20m et le tour de cou 1,40m.

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